vendredi 30 mai 2008

Les gratuits : quelle qualité de l'information ?

Une info rapide et pas chère, c'est sûr. Mais pour quel traitement de l'information derrière ?

Le journaliste Jean-Luc Porquet du Canard Enchaîné faisait remarquer en 2005 : « Devinette : quels sont les seuls journaux à être passé complètement à côté du tsunami qui a ravagé le sud-est asiatique ? A n'y avoir consécré pas une seule ligne, pas un mot ? Les quotidiens gratuits Métro et 20 Minutes ». Et pour cause : ils avaient plié boutique la veille de Noël. Ils ont rouvert une semaine plus tard, comme si de rien n'était. Quoi, 140 000 morts de plus ? Une tragédie humaine et écologique ? Rien à faire. ils se sont rattrapés la semaine d'après, offrant une débauche de photos sanguinolantes à leurs lecteurs du matin.

Pub, pub, pub

Car l'intérêt de ces journaux n'est pas l'inoformation, mais la publicité. Or, il n'y a pas assez de pub, ni de lecteurs entre les fêtes pour rentabiliser leurs produits. Donc, fermeture de la boutique. Du vrai, du beau, du bon journalisme.
La qualité de l'information et l'éveil des lecteurs n'est pas la volonté première des journaux gratuits, c'est bien connu. Lors d'un chat, Michael Bitan, directeur général de Métro assurait : « Nous donnons les faits et laissons à nos lecteurs le soin de se forger leur propre opinion ».
Une presse gratuite neutre et immaculée ? C'est joliment dit.
90% de dépêches d'agence
Mais sur le papier, ça donne des journaux fabriqués avec des dépêches d'agence, des photos chocs et des légendes raccourcies. Et une mission : donner de l'info facile à digérer en 10 minutes chrono, prémâchée, formatée par la publicité, pour la publicité, intégralement financée par la publicité ; et qui n'est là quye pour mettre en valeur la publicité. il est facile de se rendre compte que la presse gratuite rend compte d'une actualité sans valeur, entre le passe-temps et l'info de divertissement. le tout est de ne pas en être dupe.

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